Le salon du livre de Québec débute mercredi!
Bonjour à tous,
Le salon du livre de Québec est sans conteste l’un des plus agréables! Du 11 au 15 avril, venez fouiner à travers les milliers de livres proposés par vos éditeurs préférés.
Venez faire un tour au stand 719 pour rencontrer les auteurs des Éditions Michel Quintin. J’y serai selon l’horaire suivant :
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Au plaisir de vous rencontrer!
Bon salon à tous!
JN.
Bientôt en France…
Lecteurs européens, réjouissez-vous! Le tome 2 du Voleur de Voix, La diva et le prince romantique, sera disponible dans l’Hexagone à compter du 16 mai prochain. Deux petits mois, chers cousins, et vous pourrez mettre la main sur la suite de cette grande aventure!
En compagnie de Maria Malibran, la reine de l’opéra romantique, vous retrouverez le vampire Maximilien, Nathaniel et aussi l’irremplaçable Carlo Broschi.
De Paris à Venise, de Québec à Munich, parcourez le monde sur les traces du Voleur de Voix!
Bonne lecture!
La diva et le prince romantique
Le tome 2 du Voleur de voix – La diva et le prince romantique sera disponible dans les librairies du Québec à compter de la mi-novembre!
Dans ce volume, j’ai le plaisir de vous présenter la grande Maria Malibran, reine de l’opéra romantique. Elle est l’incontournable tragédienne qui détrônera Farinelli dans le coeur du vampire Maximilien.
Je m’en voudrais de vous en dire davantage, de peur de trop en révéler! Je vous dirai seulement à quel point j’ai apprécié ma rencontre avec cette étoile de la musique lyrique!
Cependant, pourquoi n’accompagneriez-vous pas votre lecture d’un album absolument grandiose, dédié à la Malibran, signé Cecilia Bartoli? Je vous le recommande chaudement! C’est un véritable délice pour l’oreille et cela vous permettra d’apprécier le génie disparu de Maria Malibran!

Bonne lecture!
Le voleur de voix, je l’ai écrit pour toi.
Le voleur de voix, c’est l’histoire d’un immortel qui est envoûté par les plus grands chanteurs de tous les temps. Un bref coup d’oeil sur l’histoire de la musique vous permettra de remarquer que la voix humaine exerce depuis longtemps une véritable fascination sur les foules.
Évidemment, c’est dans les chroniques de l’opéra que vous trouverez les premiers et plus vibrants témoignages en regard des grands virtuoses du chant. Le vingt-et-unième siècle, avec sa haute-technologie et son rythme de vie effréné, apporte avec lui ses désirs du plaisir facile et de l’instantanéité. De nos jours, on ne prend plus le temps. Tout va trop vite! Apprendre à chanter, c’est beaucoup trop long et en plus, le Billboard fait l’éloge de starlettes qui miaulent bien plus qu’elles ne chantent sur des airs répétitifs et dissonants. Depuis quelques années, il suffit de se dévêtir et de se trémousser en poussant quelques notes (justes ou pas!) pour devenir une vedette… Détrompez-vous, je n’ai rien contre tout ça! Ce qui m’agace, c’est quand on utilise le mot « chanteur » ou « chanteuse » pour désigner les artistes du divertissement que l’on entend de nos jours. Pour moi, le chant, c’est un art. Et un art, ça s’apprend, ça se peaufine et ça évolue. Je vous ai déjà suggéré dans un précédent billet mille et un albums de musique classique. Bien qu’ils soient tous excellents et que les musiciens qui en sont les artisans soient de véritables chanteurs, je me doute que vous ne vous ruerez pas chez votre disquaire pour vous les procurer!
On ne peut pas vraiment en vouloir au public contemporain pour s’être détourné du chant classique qui, avouons-le, ne se renouvelle pas beaucoup. Bien que leurs oeuvres soient magnifiques, on nous sert encore les opéras de Vivaldi, Rossini et Wagner, pour ne nommer que ceux-là. Le thème de ces grands opéras sont souvent dépassés et ne font plus vibrer grand-chose chez le commun des mortels. Heureusement, le chant populaire a ses rossignols, ce qui me porte à croire que le chant, quel que soit l’air qui le propulse, a toujours sa place dans le paysage musical moderne. Cette entrée en matière plutôt verbeuse et un peu évasive m’amène à vous parler de celle à qui j’ai dédié le tome 1 du Voleur de voix : Céline Dion.
Ceux qui me connaissent le savent déjà, ceux qui ne me connaissent pas l’apprendront ici, mais je suis un véritable fan de la diva québécoise! Chauvinisme? Je ne pense pas. Fleur bleue? Peut-être! Quoi qu’il en soit, sa voix me transporte à chaque fois que je l’entends!
Céline, on connaît son histoire, je n’ai donc pas besoin d’en faire le récapitulatif ici. Son parcours nous a été raconté à maintes reprises et tous les plus grands évènements de sa carrière ont été captés par des caméras venues des quatre coins de la planète. Selon moi et sans doute selon des millions d’autres, Céline est la voix du vingt-et-unième siècle.
Pour écrire le Voleur de voix, j’ai dû me plonger dans la vie des plus grandes étoiles du chant. Au fil de mes recherches, j’ai découvert des êtres humains exceptionnels qui, bien qu’ils soient disparus depuis longtemps, restent bien vivants dans l’esprit des mélomanes. La voix, je vous l’ai dit, possède un pouvoir bien réel sur les hommes. Ce qui m’a le plus frappé alors que j’apprenais à connaître quelques-unes des plus vibrantes légendes du chant, ce sont les similitudes entre leurs destins. Qu’il s’agisse de Farinelli, de Maria Malibran ou de la Callas, ils ont tous quelque chose de commun avec Céline.
Vous croyez que j’exagère?
J’entends d’ici ceux qui vont dire que la voix de Céline ne peut être comparée à celle des plus grands chanteurs classiques des siècles passés. C’est l’évidence! Céline ne donne pas dans ce répertoire. Elle possède une voix bien moderne et un style contemporain, mis en valeur par des airs totalement différents de ceux, par exemple, dont raffolaient les foules à l’époque baroque.
Comme Farinelli, Céline nous a maintes fois époustouflés par ses prouesses vocales. La tessiture de sa voix est très grande et son agilité ravit ses fans. À une époque où l’on râle bien plus que l’on chante, Céline se distingue par une solide formation vocale, un entraînement olympique et une conscience de son instrument qui n’existe habituellement que dans le monde du chant classique. Et si l’histoire se souvient de Carlo Broschi comme d’un homme modeste, fidèle et aimant, le public des années 2000 doit reconnaître que la diva québécoise est de loin la chanteuse la plus simple et chaleureuse du firmament des superstars!
Maria Malibran a fait ses débuts à un très jeune âge. Aussitôt propulsée sur les plus grandes scènes du monde, elle a dû travailler très fort pour domestiquer une voix immense qui ne lui obéissait pas toujours. Par sa chaleur, sa vivacité et son talent de tragédienne, elle a réussi à séduire les foules et à créer, partout sur son passage, une frénésie comme on en avait jamais vue! Maria Malibran ne doit pas sa gloire qu’à sa voix prodigieuse. Elle a su émouvoir les gens et les toucher au coeur. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un?
Avant de devenir la Callas, Maria Kalogeropoulos n’était qu’une pauvre américaine d’origine grecque au physique ingrat, dont les perspectives d’avenir se limitaient à celles du mariage. Grâce à son travail acharné, à son professionnalisme sans faille et à son rêve plus grand que nature, elle a réussi à devenir la plus grande cantatrice du monde. Encore aujourd’hui, l’écho de la voix de la Callas, disparue bien trop tôt, résonne dans tous les opéras du monde. Une voix affirmée, puissante, capable de tout, aussi majestueuse que violente…
Mais dites-moi, n’avez-vous jamais remarqué à quel point Céline et Maria Callas se ressemblent?
Si j’étais le seul à croire tout cela, peut-être aurais-je choisi de m’abstenir d’un tel billet, mais le maestro de l’Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano, semble du même avis :
« Dans le genre de musique que Céline Dion a choisi, j’estime qu’elle est au sommet de son art. Elle se lance constamment des défis personnels pour évoluer comme artiste, elle n’a jamais perdu cette curiosité qui la motive à faire de plus en plus de découvertes. Sinon, impossible d’avoir une longue carrière, on devient rapidement dépassé, surtout en musique pop. Jusqu’à maintenant, l’évolution de Céline Dion est incroyable et rien ne lui semble impossible. »
À ce sujet, je vous recommande de lire cet article fort intéressant : Céline Dion chante de l’opéra pour Kent Nagano.
Que dire de plus, n’est-ce pas?
Pour finir, je persiste et signe : Céline est la voix du vingt-et-unième siècle. Une voix bien moderne, certes, mais une voix immense et vibrante qui ne peut être comparée qu’à celles des légendes des siècles passés!
Céline, Le voleur de voix, je l’ai écrit pour toi.
De la musique inspirante!
Maintenant que je vous ai suggéré des lectures passionnantes et de tendre l’oreille vers l’œuvre d’un sopraniste plutôt stupéfiant, je me permets de poursuivre sur cette lancée musicale. Les albums dont je vous parlerai aujourd’hui ont nourri mon imaginaire et m’ont accompagné tout au long de ma rédaction du Voleur de voix – Le castrat et les rois fous.
Philippe Jaroussky
De loin mon préféré! Malgré son jeune âge, il a déjà à son actif de nombreux albums. Dommage qu’il ne vienne jamais donner de concerts au Québec…
Vivaldi – Heroes
Un bel album, tout en douceur et en nuances. Les airs de Vivaldi, selon moi, sont très accessibles et plaisent dès la première écoute. Ma pièce préférée est Andromeda Liberata : Sovente Il Sole (Perseo). C’est à pleurer!
Carestini – The Story of a Castrato
Je vous en ai déjà parlé et dans un article précédent, vous trouverez un lien vers la vidéo promotionnelle de cet album. Cet opus est, à mon humble avis, l’album le plus réussi de Jaroussky. J’aime bien qu’il soit dédié à un chanteur et non à un compositeur. On y retrouve des œuvres de Porpora, Hasse et Haendel, entre autres. Les pièces y sont tantôt mélancoliques, tantôt rythmées. C’est un bel album qui permet de se familiariser avec certains des plus beaux airs du répertoire des castrats. Un must!
La Dolce Fiamma – Forgotten Castrato Arias
Dédié à J.C. Bach, cet album offre de très belles pièces d’un compositeur que le profane connaît moins bien. En fait, pour cet album, Jaroussky s’est plu à déterrer des airs oubliés. Sans doute pas le premier ouvrage de Jaroussky à se procurer, mais pour celui qui aura apprécié les deux précédents, ce sera un vrai délice.
Caldara in Vienna
Le plus récent de Jaroussky! Je vous avoue candidement que j’ai dû écouter cet album à maintes reprises avant d’en apprécier toute la complexité et la beauté. Portez une attention particulière à l’air de l’Olympiade. C’est tout doux, subtil et enjôleur. Un excellent album pour qui veut se plonger dans quelque chose de différent.
Andreas Scholl
L’Allemand a la voix d’angelet! Quand on écoute celui-ci, on sait très bien que c’est un homme qui chante. Si on le compare à Jaroussky, je dirais qu’il est beaucoup plus évident qu’il utilise sa voix de fausset, ce qui n’est pas forcément un défaut. Le son est plus rond, plus sirupeux… Sa voix a quelque chose d’irréel! Son album The Best of Andreas Scholl est vraiment excellent d’un bout à l’autre. Si vous n’aviez qu’un album de monsieur Scholl à acheter, ce serait celui-ci! La pièce Nisi Dominus vous plongera sans doute dans quelque chose qui s’approche de la transe.
Max Emanuel Cencic
L’un des plus vigoureux contre-ténors! Impétueux, vif, passionné, Max Emanuel Cencic, dans son album Haendel – Mezzo-soprano opera arias nous offre de grands moments musicaux. L’œuvre entière est consacrée à la musique de Haendel qui, on le sait, a composé certains des plus beaux airs de la musique baroque. Avec monsieur Cencic, on ne s’ennuie pas. Sa voix pimpante vous rendra de bonne humeur!
Cecilia Bartoli
La crème de la crème! Avec Sacrificium, son album dédié à la mémoire des castrats, la très grande Cecilia Bartoli, reine incontestée de la musique lyrique, vous sciera les jambes. La timbre chaud de sa voix, sa tessiture impressionnante, son incroyable virtuosité et la passion qu’elle sait transmettre à travers chaque note vous ravira. Je vous en conjure : ruez-vous chez votre disquaire ou sur iTunes! Si vous voulez faire un voyage dans le temps pour pas cher, c’est Cecilia Bartoli qui sera votre meilleur guide! (Est-ce que ça paraît que je l’aime?)
Vivica Genaux
Impressionnante, elle l’est. Talentueuse, elle l’est aussi. L’album Pyrotechnics, qu’elle consacre à la musique de Vivaldi, est formidable. C’est effectivement un feu d’artifices éclatant! Je l’ai écoutée en me prélassant au soleil, sur une plage de Cuba, en mai dernier et j’ai presque connu un état de grâce! Elle vous coupera le souffle… même si le souffle, à elle, ne manque jamais!
Farinelli – Il Castrato
Nous en avons déjà parlé. La bande originale du film de Gérard Corbiau, sortie en 1994, est vraiment réussie. C’est grâce à cet album que je suis tombé sous le charme de Carlo Broschi et que j’ai eu envie de me plonger dans sa vie. N’hésitez pas à vous le procurer! C’est la musique qui a donné naissance au Voleur de voix!
En terminant, je vous dirai que je n’écoute pas que de la musique classique, bien au contraire! Ce genre musical est une découverte récente pour moi. Toutefois, quand on se lance dans une aventure aussi grandiose que celle du Voleur de voix, il faut se tremper dans le bain. Pour cela, j’ai fait exploser mon budget musique!
Soyez sans crainte : je n’ai pas pour autant renié la musique populaire. Quand on veut taper du pied un peu, Lady Gaga est plus appropriée que Philippe Jaroussky!
Bonne écoute!
Castrat, contre-ténor, falsettiste ou… sopraniste?
En étudiant l’histoire des castrats, on devient inévitablement curieux de cette voix si merveilleuse que les contemporains des Farinelli, Carestini et Senesino nous décrivent à grand renfort de superlatifs.
On le sait, l’ère des castrats s’est éteinte avant que l’on sache faire de véritables enregistrements sonores. En fait, c’est partiellement exact, car au début du vingtième siècle, on a enregistré sur cylindre de cire
le dernier castrat de la chapelle Sixtine, Alessandro Moreschi. On l’appelait l’ange de Rome, mais je vous assure que la piètre qualité de l’enregistrement donne plutôt froid dans le dos! Que Dieu garde l’âme de monsieur Moreschi, mais on croirait entendre une chèvre prisonnière d’une clôture de fils barbelés. Bon, j’exagère, mais quoi qu’il en soit, le Crucifixus de Moreschi n’est pas agréable à entendre, qu’on se le dise. Puisque c’est le seul témoin de la voix d’un véritable castrat, c’est devenu une pièce d’anthologie, mais je vous en conjure, ne téléchargez pas ça dans votre iPod!!!
En 1994, à l’occasion du film Farinelli de Gérard Corbiau (beau film, mais très peu rigoureux quant à la personnalité de Carlo Broschi!), on a voulu recréer la voix du castrat. Pour ce faire, on a mis à profit toutes les technologies possibles, en plus de faire appel à deux chanteurs aux timbres similaires. Le premier chanteur, un contre-ténor du nom de Derek Lee Ragin, s’occupe de la partie inférieure du registre. Le second chanteur, une étonnante soprano nommée Ewa Mallas-Godlewska, prend en charge les notes vertigineuses et les grands traits d’agilité propres au bel canto. S’il y a bien une chose dont il faut se souvenir à propos du film Farinelli, c’est bien sa bande originale! C’est tout simplement à se jeter par terre. Après un travail colossal et plus de 3000 points de mixage, les gens de Auvidis Travelling ont réussi l’inimaginable : extraire du tombeau la voix du prodigieux Farinelli! Pour en savoir plus sur cette prouesse technologique et artistique, écoutez le vidéo qui suit!
Mais si on ne souhaite pas recourir à un subterfuge technologique pour avoir un aperçu de la voix des castrats, que peut-on faire? Je vous ai déjà parlé de Philippe Jaroussky, le célèbre contre-ténor français, mais malgré le miel de sa voix, il y a fort à parier qu’elle ne ressemble pas vraiment à celle de Farinelli. Je vous ai aussi suggéré l’époustouflante Vivica Genaux, dont la virtuosité n’a pas d’égale. Encore là, madame Genaux, parce qu’elle est une femme, ne sonne certainement pas comme un homme au gosier de garçonnet.
On ne peut donc pas entendre un castrat, même la voix des meilleurs contre-ténors ne ressemble pas à celle de ces hommes mutilés et les sopranos les plus hardies ne peuvent prétendre roucouler comme Farinelli. Alors on fait quoi?
Je vous présente Michael Maniaci. C’est un chanteur d’opéra américain. Si je vous parle de lui, c’est que la voix de ce monsieur a quelque chose de très spécial. Sans qu’on ne l’ait privé de la moindre partie de son anatomie, la voix de Michael Maniaci, à l’adolescence, n’a pas muée. Son larynx, demeuré cartilagineux, est toujours aussi souple que celui d’un enfant de choeur, mais son appareil respiratoire a sans contredit la puissance de celui d’un homme. Bien des musicologues s’entendent pour dire que ce jeune chanteur possède sans doute la voix la plus proche de celle des grands castrats de l’époque baroque. Contrairement à la plupart des hommes qui chantent dans les plus hauts registres de nos jours, Maniaci n’utilise pas sa voix de fausset. Il est un authentique sopraniste!
Si vous êtes curieux, voici un lien vers une vidéo qui ne manquera pas de vous ravir! Et si jamais la voix de Maniaci vous rendait inconfortable, n’oubliez pas que vous avez toujours le choix de cliquer sur le petit X dans le coin supérieur droit de votre écran!
Michael Maniaci dans un air du Croisé en Égypte de Meyerbeer
Si toutefois vous êtes charmé, ne manquez pas l’album de Michael Maniaci, Mozart : Arias for male soprano. Et ne vous déplacez pas pour rien, car la plupart des disquaires québécois ne gardent pas ce titre en magasin. Heureusement, il y a iTunes…
Dites-moi, croyez-vous que Maniaci puisse un jour être la victime du Voleur de voix?
À bientôt!
Un univers à découvrir!
Le monde de l’opéra vous passionne?
Le mythique chant des castrats pique votre curiosité?
Vous aimez l’histoire?
J’ai quelques suggestions de lectures pour vous!
Monsieur Patrick Barbier est professeur à l’Université catholique de l’Ouest, à Angers, en France. Grâce à de minutieuses recherches et à une plume très habile, monsieur Barbier a publié quelques-uns des meilleurs ouvrages sur l’histoire de l’opéra et sur ses anges perdus, les castrats de l’époque baroque. Quiconque voudra en savoir plus à ce sujet suite à sa lecture du Voleur de voix pourra se plonger avec délice dans les ouvrages de monsieur Barbier.
L’Histoire des castrats, paru chez Grasset, vous fera découvrir un monde fascinant! La maison des Italiens, quant à lui, traite essentiellement de l’histoire des castrats à Versailles. Comme les Français n’ont jamais été très friands du chant des castrats, il est particulièrement intéressant. Et pour finir, parce que vous avez aimé Carlo Broschi dans le Voleur de voix, je vous suggère la lecture de sa biographie, Farinelli : Le castrat des Lumières.



Monsieur Barbier a écrit beaucoup d’autres livres, mais nous en reparlerons plus tard… après la parution du tome 2 du Voleur de voix!
Quelles belles suggestions de lectures pour les vacances, n’est-ce pas? Pour encore plus de plaisir, procurez-vous l’album Carestini – The Story of a Castrato, de Philippe Jaroussky. Vous aurez l’impression de faire un véritable voyage dans le temps! Voyez plutôt en suivant ce lien:
Carestini – The story of a castrato
À bientôt!
Le diamant Hope est-il vraiment le Bleu de France?
Parfois, je trouve regrettable que les plus belles gemmes soient réduites à moisir derrière les vitrines ultra-sécurisées des grands musées du monde. Ne serait-il pas beaucoup plus glamour de voir étinceler le fameux diamant Hope au cou d’une jolie femme?
Évidemment, si un tel bijou passe le plus clair de son temps dans la voûte de sa propriétaire, pour n’être porté qu’une à deux fois par année, cela ne permet pas aux foules d’admirer l’une des ressources les plus flamboyantes que nous réussissons à extraire de la terre!
Vous l’aurez appris à la lecture du tome 1 du Voleur de voix – Le castrat et les rois fous, le diamant Hope a été rapporté du royaume de Golconde par le marchand français Jean-Baptiste Tavernier. Qui, sinon le plus puissant monarque d’Europe, pouvait se permettre de posséder le plus grand diamant bleu du monde? Vous avez deviné : c’est le Roi-Soleil lui-même qui s’est porté acquéreur de la pierre et qui lui a donné le nom de Bleu de France. Taillé par le joaillier Pitau, le diamant bleu a été inséré dans les insignes de l’Ordre de la Toison d’or. À cette époque, il a faisait partie de ce que l’on appelait la « parure de couleurs ». Voyez plutôt!
Beau travail, n’est-ce pas?
Évidemment – et malheureusement! – la parure de couleurs des rois de France a disparu en même temps que la plupart des joyaux de la Couronne, pendant la Révolution française. On comprend qu’il aurait été difficile de revendre intact le fruit d’un tel larcin, c’est pourquoi le Bleu de France a été retiré du bijou et retaillé dans le plus grand secret.
Si je vous en dis trop, je risque de gâcher votre plaisir à découvrir la belle et tragique histoire du diamant Hope. Toutefois, je m’en voudrais de ne pas vous suggérer cette fascinante lecture. Il s’agit d’un document produit par le Musée d’histoire naturelle de France.
Ah! L’histoire est tellement riche! Et c’est si agréable pour un auteur de la mélanger à la fiction!
À bientôt!
Un aperçu de l’extrême virtuosité des castrats
Connaissez-vous Vivica Genaux?
C’est une mezzo-soprano née en Alaska…
D’accord, c’est un peu faible comme description! Je vous dirai donc que madame Genaux possède une voix extrêmement souple et agile, un timbre chaud sans être sirupeux, des graves abyssales et des aigus aussi cristallins que puissants.
C’est la voix des neiges!
Son talent l’a menée aux quatre coins du monde. Elle a chanté sur les plus prestigieuses scènes du monde et a participé à de nombreux récitals acclamés par la critique. C’est en 2002 qu’elle a enregistré certains des airs les plus difficiles du répertoire baroque, sur son album intitulé Arias for Farinelli.
Si je vous en parle, c’est que je ne doute pas que vous apprécierez d’entendre cette voix phénoménale à l’oeuvre. La vidéo qui suit vous permettra de découvrir un air nommé Qual guerriero in campo armato, composé par le frère de Farinelli lui-même, Riccardo Broschi. Qui était mieux placé que le frère du plus grand chanteur de tous les temps pour connaître les capacités éblouissantes de sa voix?
Allez! Écoutez ceci… C’est du vrai bonbon!
À bientôt!
Salon du livre de Québec 2011
Je dois spécifier que cet ouvrage, en raison de sa grande qualité, a gagné le Grand Prix du Public Archambault l’an dernier! Tout un exploit, n’est-ce pas?







